Saint Weddings · Récits · N° 01
Les Marches du Palais
Une cérémonie civile, une robe blanche courte, et un voile qui refusait de se tenir tranquille.
Une cérémonie civile, une robe blanche courte, et un voile qui refusait de se tenir tranquille. Nous avons arpenté la ville déserte du matin comme si elle avait été louée pour deux. Des pavés, des colonnades, un tapis rouge que personne d'autre ne remarquait.
Il existe une heure particulière, juste après le lever du soleil, où une ville appartient à qui veille en elle. Eux veillaient. Elle tenait son bouquet comme un journal, il tenait sa main comme un secret, et les rues s'ouvraient devant eux, place après place, comme si le matin lui-même avait été convié.
À dix heures, tout était fini. Les bagues, les rires, un voile jeté sur leurs deux têtes pendant que des inconnus en route pour le travail ralentissaient et souriaient. Toute l'histoire tient entre deux espressos, et c'est l'une des journées les plus pleines de nos archives.
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“La ville était déserte, le matin était à nous, et quelqu'un était là pour le garder.”
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